• Le site est actuellement mis en veille.

    La plus grande partie du matériel documentaire est hors ligne.

    Le site est restructuration.

     

    Toute suggestion bienvenue. Nous répondons à toute demande d'information. 

     

    philo.educ@laposte.net

     

    www.phileduc.fr

    www.phileduc.eu

     

     

     

    Phileduc.eu est complémentaire de l'espace phileduc.fr

     

    Cette annexe est un utilitaire consacré à la ressource spécifique : documents de base, bibliographie, repères, liens, parutions...

     

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    Phileduc est un support francophone en ligne de réflexion et de ressources sur les questions relatives à la philosophie de l'éducation. C'est un site expérimental consacré à la discussion en définition de ce que philosophie de l'éducation veut dire.

     

    Le travail s'y développe selon notamment trois principes : la connaissance du domaine ; l'exigence critique ; l'indépendance des enjeux.

     

    La connaissance du domaine. Le rappeler n'est pas inutile : c'est la condition sine qua non pour éviter le piège des préjugés qui attellent parfois cet intitulé à des catégories convenues ;  des travaux et des textes importants ne sont pas tous exhumés ni mis en exergue…

    L'exigence critique. Il ne s'agit pas d'approfondir des thématiques particulières sans mesurer les paramètres de leur constitution. Il est ici fait référence à la tradition de rationalité et d'esprit d'examen, à même de nous aider à distinguer ce qui relève de l'opinion, de la doxa ou de l'idéologie.  

    L'indépendance des enjeux. Notamment immédiats, à caractère éditorial, corporatif ou politique…

     

    Plusieurs raisons nous incitent à proposer une telle étude à frais nouveaux.  

     

    1) Les limites du genre méritent d'être précisées, les catégories revisitées. Il faut aller vers une synthèse d'ensemble, sachant que celle-ci ne sera jamais que provisoire.  

    2) Les nouvelles donnes. La mutation en cours suggère de chercher quels sont les modes d'interrogation convenables pour un monde en gestation, et d'identifier les questions nouvelles correspondantes.

    3) La dimension épistémologique. Le questionnement philosophique n'est pas en soi d'ordre scientifique. Se demander à quelles instances du type renvoie le questionnement éducationnel, sachant que les sciences humaines actuelles sont en grande partie orientées à un même stade épistémique, qui ne peut être considéré comme panacée pérenne. 

    4) La fonction. Quelle pourrait-elle être idéalement ? On le voit dans les péripéties actuelles des politiques et des opinions scolaires, la place de la philosophie de l'éducation conçue comme "ensemble de prise de distance" et force de régulation des passions est quasi nulle. Quelle serait la démarche qui pourrait contribuer à l'habiliter ? 

     

    Le site accueille les contributions dans ce sens.

     

      


  • Le site phileduc est actuellement en veille.

     

    Site en réfection

                                                Lorient

     

    Vous trouverez sur le site phileduc.fr les raisons de cette suspension provisoire :

    - nous devons tenir compte des difficultés rencontrées par cette initiative, relatives au malaise plus général de la réflexion éducative actuelle ;

    - nous devons tenir compte du travail réalisé et évaluer ce qui est à faire et les possibilités de cette progression.

    Vous pouvez contribuer à cette synthèse.

    Pour toute demande d'informations précises, vous pouvez nous écrire à l'adresse philo.educ@laposte.net. Nous vous répondrons dans la mesure du possible.

     


  • Bienvenue sur phileduc.eu

     

    Cet espace de ressources est complémentaire de phileduc.fr, site expérimental relatif aux questions intéressant la définition des contours de la philosophie de l’éducation, de la philosophie de la pratique éducative, et de la philosophie de l’action éducative.

    Présentation

                                                       Musée du cristal, Saint-Louis. Photo : Jean Agnès


    De nombreux documents sont aujourd'hui lisibles directement via Internet, ce qui rend le travail plus aisé qu'il ne pouvait l'être il y a encore vingt ans. Les ouvrages disponibles ne sont pas tous en ligne, mais peuvent être consultés en bibliothèques. Restent les textes dont certains sans doute fort intéressants, difficilement accessibles, voire rares. Nous nous efforçons de nous les procurer.

    Ce site dans l'état reste une "proposition expérimentale". Il ne saurait présenter de certitudes, mais soumet des hypothèses de travail.

    Les données présentées sur le site sont libres d'accès ; il est toutefois de coutume de citer ses sources : si vous utilisez un texte publié sur phileduc, merci de l'indiquer, et de présenter la citation sous la forme suivante (référence électronique) :
    Auteur, « Titre », Phileduc [En ligne], Format : http://www.phileduc.fr/archives/année/mois/jour/xxxxxxxx.html


    Le travail sur ce site est bénévole et non-journalistique. Pour davantage d'efficacité, le site a en cela besoin de recevoir les informations, avis de réunions, publications…


    - Le site est conçu pour un travail collaboratif : pour publier, toute proposition est à adresser à : philo.educ@laposte.net. Si vous souhaitez contribuer de manière durable, vous y êtes cordialement convié : vous pouvez intervenir en tant que membre et rédiger ainsi directement vos articles.

    - Le créateur de ce site ne cache pas son appartenance à une famille de pensée (philosophie et anthropologie critiques). Celle-ci est aujourd'hui peu représentée dans le débat éducatif français. Quoi qu'il en soit, c'est dans son évolution "pluraliste" mais lucide que le site pourra bénéficier de la meilleure régulation, et, en ce sens, rendre le service qu'on est en droit d'en attendre. 


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    S'agissant d'édition scientifique, il n'y a pas de "commentaires" mais le site est ouvert aux contributions et aux discussions.

    Merci de laisser une trace de votre passage : motifs de votre interrogation, avis, observations, suggestions.

    Pour tout message, utiliser le lien Contacter l'auteur (formulaire) ou nous écrire directement : philo.educ@laposte.net. Nous nous efforçons de répondre à chaque courriel.

     


  • « La tâche que notre temps nous impose, avec d’autant plus d’urgence que s’est accrue la vitesse du progrès technique, consiste à surmonter le paradoxe de toute éducation : comment transmettre l’expérience alors qu’elle est le plus intransmissible des biens » ?

    Ne reste-t-elle pas en effet, dans son ultime réalité, strictement personnelle, difficilement exprimable à soi-même, et, à la limite, parfaitement incommunicable ?

     

    Coexpérience 

                                                            Equipage

     

    « Peut-être pourrait-on s’aviser que la seule façon de transmettre une expérience, quelle qu’elle soit, consiste à la faire ensemble, afin qu’elle soit commune. Je propose ici le terme de coexpérience pour exprimer cette vérité évidente, mais en pratique souvent méconnue.(…)

    Pour ceux qui voudraient une définition risquons celle-ci la coexpérience est la commune démarche accomplie dans le domaine des faits, par le maître et le disciple, pour s’approprier tel ou tel bénéfice de l’entreprise humaine. Au terme, maître et disciple sont en possession d’un même bien, non pas seulement d’un savoir notionnel, mais d’une authentique science, limitée encore à l’objet particulier de cette démarche, mais expression actuelle de l’expérience que l’homme fait de l’Univers. Mieux encore, ils sont entrés ensemble un peu plus en possession de leur humanité et ont affirmé en eux la puissance de l’esprit capable de comprendre l passé et le présent, d’inventer et de « traduire ».

    La coexpérience ainsi définie permet de désigner un idéal pédagogique, de déterminer un programme, d’inspirer une méthode et des techniques. (…)

    En tout enseignement, c’est donc plus qu’un savoir, une expérience humaine qu’il s’agit de « traduire » (au sens de transmettre) , si l’on veut que nos enfants ne demeurent pas de jeunes sauvages, d’autant plus barbares peut-être qu’il disposeront d’outils plus perfectionnés, ou des êtres asservis à des machines d’autant plus déshumanisantes qu’elles dispensent un confort plus facile. La nécessité d’amener les futurs techniciens à recueillir l’héritage des générations passées pour les faire fructifier dans l’avenir inspire ce que nous avons nommé la coexpérience . Celle-ci à son tour permet d’entrevoir en quel sens il conviendrait de chercher une solution à ces questions brûlantes que pose l’actualité aujourd’hui. »

    Source : Maurice Lesteven (« Monde scolaire et monde futur », Problèmes d’enseignement, Études, avril 1964).

     

    ***

    Je prends la notion dans un sens élargi, au-delà de la relation maître-disciple, considérée ici comme modèle :

    La notion de coexpérience a fait ses preuves non seulement dans la relation pédagogique, visée par l’auteur, mais dans l’ensemble du domaine de la pédagogie, et de la recherche active notamment.

    Il s’agit d’expérience existentielle, davantage que de travail « coopératif » ou « collaboratif ». Elle complète celles de coopération et de communauté. Outre l’œuvre commune, la création collective, elle ajoute la dimension du « vécu commun » et ce que lui doit le processus de transmission.

    La notion relève d’une philosophie concrète touchant l’action éducative. Elle implique rencontre, reconnaissance, dessein partagé. Elle allie la nécessité intime de la singularité, et l’acceptation de l’altérité. Elle se vérifie dans l’épreuve de l’action, dans la réalisation et l’effectuation. Elle suppose sans doute un renoncement au service d’une cause supérieure commune. Elle suppose un « horizon de sens » qui ne se limite pas à une technicité d’une démarche de projet en didactique. C’est là sans doute une dimension décisive pour l’exercice réel de la démocratie de participation. 

    P.S. Il ne s'agit pas ici de ce qui est habituellement désigné par la co-expérience.

     


    Notions liées : auteur collectif

     

     






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